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Quelle place pour les dessins animés dans l’éveil de l’enfant ?

Les dessins animés et plus généralement le contact des écrans pour les […]

Les dessins animés et plus généralement le contact des écrans pour les yeux de nos enfants: voilà un sujet qui divise. Il y a les parents qui ont depuis longtemps craqué et ceux qui sont anti-télé, anti-smartphone, anti-tablette, et qui cherchent absolument à réduire l’exposition des enfants aux écrans. Et puis, il y a ceux qui – conscients que les écrans doivent être regardés avec un certain dosage – autorisent des exceptions. Une bonne idée. Car les dessins animés et autres programmes ont un rôle à jouer dans le développement de votre enfant, à condition de respecter quelques règles. 

Pourquoi les écrans sont si mal perçus ?

Intéressons-nous tout de suite au cœur du problème : si ce sujet d’autoriser ou non les enfants à regarder des dessins animés est un débat si vif, c’est que la télé (et par extension les autres écrans) a un vrai rôle néfaste. La télé possède le pouvoir de capter l’attention, et plus particulièrement l’attention immédiate. Ainsi, l’attention volontaire, qui permet d’imaginer et de se concentrer, passe au second plan. Alors souvent on regarde mais, si le programme n’est pas « choisi », on se retrouve passager. 

Autre problème : le temps passé en étant planté devant la télé est un temps qui n’est pas utilisé à faire autre chose. Plutôt que de jouer et de développer ses compétences spatiales, plutôt que de lire ou encore discuter avec ses amis, votre enfant est passif. Il n’est pas dans son trampoline, en train de faire du piano, de dessiner ou de peindre.

Indirectement, le temps « perdu » devant un écran a donc des répercussions sur le développement, en retardant l’apprentissage du langage, la maîtrise des gestes chez les tout-petits, et réduit la capacité de concentration.

L’étude « Effets de l’exposition chronique aux écrans sur le développement cognitif de l’enfant », à consulter en suivant ce lien est passionnante. On y apprend notamment que « les écrans ont une influence délétère quand ils apportent à l’enfant des stimulations cognitives, physiques ou sociales plus pauvres que celles potentiellement contenues dans son environnement physique. Cela est presque toujours le cas ». La télé, l’ennemi n°1 ?

Le bon rapport aux écrans

Souvent l’élément « central » du salon vers lequel les canapés sont tournés – qu’on trouve cela normal ou non – la télévision et plus globalement les contenus audiovisuels sont omniprésents. Difficile voire impossible de les bannir totalement pour vos enfants. De la frustration va naître une réaction d’opposition. Il est intéressant d’avoir une approche plus ouverte et d’introduire les écrans de manière intelligente.

Le psychiatre Serge Tisseron a posé une règle simple qui permet d’avoir un repère : pas d’écran avant 3 ans, pas de console de jeu avant 6 ans, pas d’internet avant 9 ans, pas de réseaux sociaux avant 12 ans !

Limitez la fréquence de consultation

Si le temps passé devant un écran est néfaste (au-delà de 15 minutes, la capacité d’attention et de compréhension est altérée) c’est surtout la fréquence qu’il convient de limiter. Privilégiez plusieurs dessins animés le samedi matin plutôt qu’un dessin animé chaque jour. 

Choisissez le bon moment

Pour que le programme regardé par votre enfant soit apprécié et utile, il faut trouver le bon moment. Il ne se situe pas le matin avant de partir à l’école ni le soir juste avant le coucher. Dans le premier cas, le dessin animé va absorber les capacités d’écoute de votre enfant et le fatiguer avant même qu’il ne franchisse la porte de la classe. Dans le second cas, le rythme animé, la lumière et les sons vont perturber l’installation du sommeil (la lumière bleue diffusée par les écrans inhibe la production de mélatonine). 

Choisissez le bon programme

Parce que les enfants agissent par mimétisme très souvent dans leur construction du rapport aux autres, ils peuvent imiter des comportements violents ou déplacés vus à la télé. Surtout, les enfants ne parviennent pas à gérer toutes leurs émotions. Véritables éponges, ils peuvent vous surprendre et être choqués d’une scène en apparence non-violente d’un dessin animé. 

Sélectionnez finement ce que vous voulez leur montrer, parlons-en et servez vous-en comme d’un support. La télévision et les dessins animés peuvent être une source d’inspiration, être à la base d’autres jeux. Évitez d’avoir recours à la télévision pour « passer le temps » et occuper votre enfant.

Le tout est de trouver le juste milieu.